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Carte des parcelles : Toutes les décisions du domaine partent de la parcelle.

Traitements, vendanges, rendements, déclarations : à quoi sert une carte parcellaire interactive, et comment tracer des parcelles sur lesquelles on peut compter.

L'essentiel

  • La parcelle est l'unité de référence du travail viticole : c'est à elle que se rattachent les traitements, les apports de vendange et les déclarations.
  • Le registre phytosanitaire exige la localisation de chaque traitement ; la douane tient, au casier viticole informatisé (CVI), la liste des parcelles plantées.
  • Une bonne carte repose sur des parcelles tracées sur image aérienne, nommées de façon stable et découpées par cépage, porte-greffe et écartement.
  • Colorée par cépage, secteur, couleur de vin ou propriétaire, elle devient un outil de décision et pas seulement un plan.

Pourquoi cartographier

Sur beaucoup de domaines, la connaissance du parcellaire est dans la tête du chef de culture : quelles vignes sont à Chardonnay, lesquelles appartiennent à un propriétaire en fermage, où l'on a traité en dernier. Une carte interactive sort cette information de la mémoire de chacun et la partage avec l'équipe, les saisonniers et les prestataires.

Elle sert à trois choses : localiser sans ambiguïté un travail, regrouper les parcelles pour décider (un secteur à traiter, un cépage à vendanger), et retrouver l'historique d'une vigne.

Ce que les textes localisent

Plusieurs obligations reposent sur la parcelle :

ObligationCe qui se rattache à la parcelle
Registre phytosanitaire (guide)Localisation du traitement, culture, surface traitée, date, produit et dose
Casier viticole informatisé (CVI)Parcelles cadastrales, cépage, porte-greffe, écartement, surface plantée. Plantations, arrachages, surgreffages et corrections se déclarent sur le service PARCEL de douane.gouv.fr
Déclaration de récolte (guide)Rendement en hL/ha : le volume récolté rapporté à la surface
Zones non traitéesDistance aux points d'eau (5 m au minimum) et aux riverains (10 m par défaut en viticulture), selon la position de la parcelle

Le CVI est le registre européen du potentiel de production : c'est la référence déclarative. Une carte de gestion ne le remplace pas, mais elle aide à le garder juste.

Tracer des parcelles fiables

  • Tracer sur image aérienne : le contour dessiné sur l'image satellite suit la vigne réelle, avec ses fourrières et ses manquants, pas seulement la limite cadastrale.
  • Distinguer surface cadastrale et surface traitée : le registre demande la surface effectivement traitée, qui peut différer de celle de la parcelle cadastrale.
  • Découper par homogénéité : une parcelle de gestion regroupe un même cépage, un même porte-greffe, un même écartement et un même propriétaire. Ces caractéristiques étant déclarées par parcelle au CVI, un découpage cohérent évite des déclarations de modification.
  • Nommer de façon stable : un nom unique, qui ne change pas d'une saison à l'autre, pour retrouver l'historique et alimenter le registre sans ambiguïté.
  • Corriger au fil du temps : un arrachage, un surgreffage ou une nouvelle plantation modifient la carte, comme le CVI.

Pour reprendre une liste de parcelles existante, voir le guide Préparer ses données.

Colorer pour décider

Une carte devient utile quand elle répond à une question. Quatre colorations couvrent l'essentiel :

ColorationQuestion à laquelle elle répond
CépageDans quel ordre vendanger ? Où traiter en priorité contre telle maladie ?
SecteurQuelle tournée organiser pour l'équipe ? Quels secteurs regrouper pour un passage ?
Couleur de vinQuelle surface en blanc, en rouge, en rosé pour les assemblages ?
PropriétaireQuelles parcelles sont en fermage ou en métayage, pour répartir les coûts ?

Relier la carte au travail

La carte prend toute sa valeur quand elle est reliée à ce que l'équipe fait dans les vignes. Le fil logique est toujours le même :

  1. Une parcelle tracée, avec son cépage, sa surface et son propriétaire.
  2. Un ordre de travail sur cette parcelle : traitement, taille, palissage.
  3. Une ligne du registre qui en découle, avec la localisation, la dose et la surface traitée.
  4. Un apport de vendange rattaché à la parcelle, d'où le rendement en hL/ha.
  5. Une déclaration construite sans ressaisie.

Chaque maillon réutilise la parcelle du précédent. Sans carte partagée, chacun note la sienne, et les données ne se rejoignent qu'à la ressaisie de fin d'année.

Sources

Textes officiels et pages consultés le 7 octobre 2026. Ce guide est une aide pratique : en cas de doute, les textes et l'administration font foi.

Questions fréquentes

Une autre question ? contact@okcesar.fr

À quoi sert le casier viticole informatisé (CVI) ?

C'est le registre européen du potentiel de production, tenu par la douane : il recense les parcelles cadastrales du domaine avec leur cépage, leur porte-greffe, leur écartement et leur surface plantée. Les plantations, arrachages, surgreffages et corrections se déclarent sur le service en ligne PARCEL de douane.gouv.fr.

Une carte de gestion remplace-t-elle le CVI ?

Non. Le CVI reste la référence déclarative auprès de la douane. La carte du domaine sert à piloter le travail (traitements, vendanges, rendements) et à localiser sans ambiguïté chaque intervention.

Faut-il localiser chaque traitement pour le registre phytosanitaire ?

Oui : la localisation du traitement fait partie des informations à enregistrer. Un nom de parcelle stable, relié à la carte, la fournit sans ambiguïté et permet de calculer la surface traitée.

Comment découper ses parcelles ?

Une parcelle de gestion regroupe des vignes homogènes : même cépage, même porte-greffe, même écartement, même propriétaire. Cépage, porte-greffe et écartement étant déclarés par parcelle au CVI, un découpage cohérent évite des déclarations de modification.

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